Né de père instituteur, Franz Schubert eut comme professeurs son père pour le violon et son frère pour le piano.Le maître de chapelle de sa paroissei lui transmit quant à lui l'art du chant et les techniques de l'orgue. Il entra sur concours au 'Stadkonvikt' où il reçu l'enseignement de Salieri.
Admirateur de Haydn, de Mozart et de Beethoven, il composa ses premiers lieder à l'âge de treize ans. Ce genre musical devint vite sa spécialité.
Très lié à la jeunesse intellectuelle viennoise, il mèna une vie de bohème ponctuée de réunions musicales et littéraires. Compositeur prolifique, il créa également des symphonies, des sonates et bien d'autres morceaux musicaux. Il est ainsi l'auteur du cycle de lieder et du quatuor "la Jeune fille et la mort" (14e quatuor, 1824) ou encore la Truite en 1819. En 1823, atteint de la syphilis, il prit conscience de la fragilité de la vie et le retranscrit dans sa musique. Il est décédé du typhus en 1824.
De nature bohème, Franz Schubert n'aura pendant toute sa courte vie que peu d'argent, mais, il ne s'en souciera guère, surtout que ses amis sont toujours là pour l'aider, comme lui est là pour eux. Même s'il meurt à l'âge de 31 ans seulement, il aura eu le temps de composer plus de 1000 œuvres dont quelques 600 lieder, pièces parmi les plus essentielles de son œuvre, composées sur des textes des plus grands poètes de la langue allemande (Klopstock, Goethe, Schiller, Rückert, Heine), de ses amis (Mayrhofer, Körner, Spaun, Schober, Senn, Collin, Schwind) ou de poètes qui sont restés connus grâce à ses lieder (Müller).
Le baryton Johann Michael Vogl, très célèbre à l'époque, devenu l'ami et l'admirateur de Schubert, a largement contribué à faire connaître les lieder, tout comme le baron Carl von Schönstein et la cantatrice Anna Milder. Certains lieder connaîtront même un succès retentissant.
Schubert a écrit pour tous les genres musicaux, excepté le concerto.
Ses compositions, comme improvisées, très mélodiques et poétiques, sont d'une grande imagination, d'une beauté naturelle, mais elles peuvent aussi être fantasques, rêveuses, souvent déchirantes, notamment après que le compositeur a été atteint de sa maladie incurable. Une musique émouvante, si justement utilisée par le cinéma, alors que son importance ne fut pas reconnue de son vivant (de nombreuses œuvres n'ont été jouées pour la première fois qu'après sa mort).
Ses oeuvres pour le piano
- Trois Klavierstücke, D.946
- Huit impromptus, D.899 & D.935
- Six moments musicaux, D.780
- Fantaisie « Wanderer », D.760, op.15
21 Sonates pour piano, dont :
- 1re sonate en mi majeur D.157
- 4e sonate en la mineur D.537
- 5e sonate en mi bémol majeur D.557
- 6e sonate en mi majeur D.566
- 8e sonate en mi bémol majeur D.568
- 9e sonate en si bémol majeur D.575
- 11e sonate en fa mineur D.625
- 13e sonate en la majeur D.664
- 14e sonate en la mineur D.784
- 15e sonate en ut majeur D.840 « Reliquie » (inachevée)
- 16e sonate en la mineur D.845
- 17e sonate en ré majeur D.850
- 18e sonate en sol majeur (Fantaisie) D.894
- 19e sonate en ut mineur D.958
- 20e sonate en la majeur D.959
- 21e sonate en si bémol majeur D.960
- Allegro, en la mineur, D.947 : Lebensstürme
- Fantaisie à 4 mains en fa mineurD.940
- Divertissement à la hongroise pour 4 mains D.818'
- Variations à 4 mains en la bémol majeur D.813
