W. A. Mozart
Salzbourg 1750 - Vienne 1791

Dès l'âge de six ans, Mozart montre des dons exceptionnels pour le pianoforte, l'ancêtre du piano et pour le violon. Il étonnait par sa capacité à improviser et à déchiffrer les partitions. Son père, Leopold Mozart, se chargea de son éducation musicale. Il était chef d'orchestre à la cour de l'archevêque de Salzbourg ainsi que violoniste, compositeur et pédagogue.

En 1762, son père décida de l'emmener en tournée dans les cours d'Europe, où on lui fit un triomphe. Ces voyages furent éprouvant pour l'enfant. De cette époque datent les premières sonates pour clavecin et violon, une symphonie, et un premier essai d'opéra-bouffe, La Finta Semplice (1768).
Décoré par le pape de l'ordre de l'Éperon d'or, il fut aussi nommé maître de concert auprès de l'archevêque de Salzbourg en 1769. Cette année-là, il composa Bastien et Bastienne, inspiré du " Devin du village" de Jean-Jacques Rousseau. En 1770, on lui commanda son premier opéra seria.

De retour à Salzbourg, Mozart réussit à s'imposer, malgré le peu d'intérêt pour la musique du nouvel archevêque Colloredo.
Les larges loisirs que lui laissaient sa charge de maître de concert lui permirent de se consacrer à la composition. Mais Léopold, le père de Mozart décide, avec l'accord de l'archevêque, une nouvelle tournée en Europe en 1777, et Mozart, accompagné de sa mère, repartit en tournée dans les cours allemandes et à Paris.

A la recherche d'un poste stable dans une cour d'Europe, Mozart connut plusieurs déceptions. Attiré par le prestige musicale de la ville, il gagna Mannheim où il espérait être reconnu. Il se rendit ensuite à Paris mais l'effet "enfant prodige", avait disparu : le jeune homme de vingt deux ans n'était plus qu'un musicien parmi tant d'autre.
Il tomba amoureux de la chanteuse Aloysia Weber. Échec amoureux, difficultés financières, Mozart fut marqué par l'arrogance des aristocrates et vécut la mort de sa mère à Paris comme un drame intime. Le retour à Salzbourg en 1779 mit fin à la période la plus sombre de la vie du compositeur.

Mozart, au fait de sa maturité musicale, sut inventer un style particulier et se mit à exploiter de nouveaux moyens musicaux. Le succès d' Idoménée (1781) lui assura les faveurs de la cour salzbourgeoise jusqu'à ce que les brouilles répétées avec l' archevêque l'obligent à partir pour Vienne.
Aidé par quelques amis, il espérait y vivre en donnant des leçons, et des concerts par souscriptions. C'est à cette époque que l'empereur d'Autriche, Joseph II, lui passa commande d'un nouveau Singspiel en allemand. Mozart, s'inspirant des turqueries alors en vogue, composa L'Enlèvement au sérail en 1782, année où il épousa finalement la sœur d'Aloysia, Constance Weber.

A son arrivée à Vienne tout allait pour le mieux. Les souscriptions faisaient le plein, grâce à la bienveillance du Baron van Swietten, qui fut son ami jusqu'à la fin de la vie du compositeur.
Peu à peu le désintérêt pour la musique de Mozart s'installa et le couple commença à avoir de sérieuses difficultés financières. En collaboration avec le grand librettiste Lorenzo Da Ponte, Mozart put enfin donner la pleine mesure de son talent avec des opéras comme Les Noces de Figaro (1786), Don Juan (1787) et Cosi fan tutte (1790). Une fois de plus l'amour est au rendez vous des opéras de Mozart.

Si le succès à Prague de Don Juan fut retentissant, Mozart continua de souffrir de l'indifférence viennoise, et des cabales montées contre lui par ses confrères comme Antonio Saliéri. Seule une commande impériale, l'opéra seria La Clémence de Titus (1791), sur un livret de Métastase, rendit à Mozart un peu d'espoir
Alors qu'il travaillait à un nouveau Singspiel sur un thème féerique, La Flûte enchantée (1791), Mozart reçut, la visite d'une homme vêtue de noir qui lui commanda un requiem. Il laissa inachevées cette œuvre ultime et sombre. Dans la nuit du 20 novembre, il se sent soudainement très fatigué. Constance fait venir le médecin imédiatement. Le docteur Klosset estime que son état est grave. Des enflures au mains et au pieds laissent supposer une affection rénale. Rapidement l'état de santé de Mozart s'aggrave encore et le docteur Klosset demande l'avis du docteur Sallaba, médecin chef de l'Hopital Général. Il visite Mozart le 28 novembre et estime dès lors que la maladie n'est plus guérissable. Mozart n'a plus que 7 jours à vivre. Il meurt à Vienne le 5 décembre 1791.

Musique pour le piano : Et les 27 concertos pour piano et orchestre