Ludwig van Beethoven est né à Bonn, le 16 ou 17 décembre 1770, dans une famille de musiciens. Son père exploita très sévèrement ses talents musicaux voulant en faire un prodige tel Mozart.
Dès l'âge de 11 ans, il entre organiste assistant à la cour de Cologne où il bénéficie de l'enseignement de C.G. Neefe qui l'influencera dans son art et lui fera notamment découvrir Bach.
Sa mère morte, son père alcoolique, Ludwig van Beethoven continue de composer et suit les conseils de Haydn en se rendant à Vienne dont il ne reviendra jamais.
Son talent de pianiste virtuose y est vite reconnu et c'est d'ailleurs essentiellement à cet instrument que la majorité de ses oeuvres est consacrée.
Beethoven a vécu à une époque où les connaissances scientifiques et techniques, les idées politiques et les modes de vie se développaient et il a été un admirateur fasciné de cette évolution : en 1789, Beethoven a 19 ans.
Il fréquente des universitaires, des hommes de lettres ou des musiciens porteurs des idées nouvelles qui fourmillent à cette époque. Il gardera toute sa vie un fort attrait pour les idées généreuses concernant la libération des peuples.
Beethoven devient très vite l'une des personnalités dominantes du monde musical viennois et international.
Avant Beethoven, la musique en Europe est dominée par l'oeuvre de Haydn et de Mozart. La composition répond alors à des règles harmoniques strictes et des conventions connues et reconnues par tous.
Tout en composant selon ces règles, Beethoven a souvent osé les transgresser, pour obtenir plus d'expressivité musicale, et transcrire ce que son imagination fertile lui inspirait : il a contribué, de manière magistrale, à l'évolution de l'écriture musicale et de la technique instrumentale. Il a rompu avec les formes imposées et a renouvelé chaque genre : sonate, trio, quatuor, concerto, symphonie.
Mais peu après 30 ans, Ludwig van Beethoven se voit atteint d'un terrible handicap : la surdité croissante. Au bout de 10 ans, il est tellement atteint qu'il lui devint impossible de se produire en public. Cette surdité devient totale en 1819. Cette infirmité et ses amours déçus (il n'y eut pas que l'immortelle bien aimée...) ont fait de lui un être taciturne, déprimé à l'âme torturée, mais qui se réfugia dans la musique et sa technique.
Ludwig Van Beethoven meurt le 26 mars 1827. Ses funérailles (le 29 mars 1827) furent grandioses, près de 30 000 personnes suivirent le convoi funéraire.
La musique pour piano et avec piano
- Sonates pour piano
- n° 1, op. 2 n° 1, en fa mineur (1795)
- n° 2, op. 2 n° 2, en la majeur (1795)
- n° 3, op. 2 n° 3, en ut majeur (1795)
- n° 4, op. 7, en mi bémol majeur (1797)
- n° 5, op. 10 n° 1, en do mineur (1798)
- n° 6, op. 10 n° 2, en fa majeur (1798)
- n° 7, op. 10 n° 3, en ré majeur (1798)
- n° 8, « Pathétique », op. 13, en do mineur (1799)
- n° 9, op. 14 n° 1, en mi majeur (1799)
- n° 10, op. 14 n° 2, en sol majeur (1799)
- n° 11, op. 22, en si bémol majeur (1800)
- n° 12, op. 26, en la bémol majeur (1801)
- n° 13, op. 27 n° 1, en mi bémol majeur (1801)
- n° 14, « Clair de lune », op. 27 n° 2, en do dièse mineur (1801)
- n° 15, « Pastorale », op. 28, en ré majeur (1801)
- n° 16, op. 31 n° 1, en sol majeur (1802)
- n° 17, « la Tempête », op. 31 n° 2, en ré mineur (1802)
- n° 18, op. 31 n° 3, en mi bémol majeur (1802)
- n° 19, op. 49 n° 1, en sol mineur (1798)
- n° 20, op. 49 n° 2, en sol majeur (1796)
- n° 21, « Waldstein », op. 53, en ut majeur (1803)
- n° 22, op. 54, en fa majeur (1804)
- n° 23, « Appassionata », op. 57, en fa mineur (1805)
- n° 24, « à Thérèse », op. 78, en fa dièse majeur (1809)
- n° 25, op. 79, en sol majeur (1808)
- n° 26, « les Adieux », op. 81a, en mi bémol majeur (1810)
- n° 27, op. 90, en mi mineur (1814)
- n° 28, op. 101, en la majeur (1816)
- n° 29, « Hammerklavier », op. 106, en si bémol majeur (1818)
- n° 30, op. 109, en mi majeur (1820)
- n° 31, op. 110, en la bémol majeur (1821)
- n° 32, op. 111, en do mineur (1822)
Variations pour piano
- 6 Variations, op. 34, en fa majeur (1802)
- 15 Variations Héroïques, op. 35, en mi bémol majeur (1802)
- 7 Variations sur God save the King, WoO 78, en do majeur (1803)
- 5 Variations sur Rule Britannia, WoO 79, en ré majeur (1803)
- 33 Variations sur une valse de Diabelli, op. 120, en do majeur (1823)
Bagatelles pour piano
- Sept bagatelles, op. 33 (1802)
- Bagatelle « pour Élise », en la mineur, WoO 59 (1810)
- Onze bagatelles, op. 119 (1822)
- Six bagatelles, op. 126 (1824)
Concertos
- - pour piano
- n° 1, op. 15, en do majeur (1798)
- n° 2, op. 19, en si bémol majeur (1795)
- n° 3, op. 37, en do mineur (1802)
- n° 4, op. 58, en sol majeur (1806)
- n° 5, « l'Empereur », op. 73, en mi bémol majeur (1809)
- -pour piano, violon et violoncelle, op. 56, en do majeur (1804)
Musique de chambre :
- Sonates pour violon et piano
- n° 1, op. 12 n° 1, en ré majeur (1798)
- n° 2, op. 12 n° 2, en la majeur (1798)
- n° 3, op. 12 n° 3, en mi bémol majeur (1798)
- n° 4, op. 23, en la mineur (1801)
- n° 5, « le Printemps », op. 24, en fa majeur (1801)
- n° 6, op. 30 n° 1, en la majeur (1802)
- n° 7, op. 30 n° 2, en do mineur (1802)
- n° 8, op. 30 n° 3, en sol majeur (1802)
- n° 9, « à Kreutzer », op. 47, en la majeur (1803)
- n° 10, op. 96, en sol majeur (1812)
- Sonates pour violoncelle et piano
- n° 1, op. 5 n° 1, en fa majeur (1796)
- n° 2, op. 5 n° 2, en sol mineur (1796)
- n° 3, op. 69, en la majeur (1808)
- n° 4, op. 102 n° 1, en do majeur (1815)
- n° 5, op. 102 n° 2, en ré majeur (1815)
- Trios pour piano, violon et violoncelle
- n° 1, op. 1 n° 1, en mi bémol majeur (1794)
- n° 2, op. 1 n° 2, en sol majeur (1794)
- n° 3, op. 1 n° 3, en do mineur (1794)
- n° 4, op. 11, en si bémol majeur (1798)
- n° 5, « des Esprits », op. 70 n° 1, en ré majeur (1808)
- n° 6, op. 70 n° 2, en mi bémol majeur (1808)
- n° 7, « à l'Archiduc », op. 97, en si bémol majeur (1811)
